Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/bmaroc/public_html/info/index.php:2) in /home/bmaroc/public_html/info/index.php on line 7
A la recherche des causes du pétrole cher BMaroc.com | Bladi Le Maroc : le premier portail marocain damitié
Articles » Monde
A la recherche des causes du pétrole cher


Le "G8 Finances" d'Osaka a démarré officiellement par un dîner de travail qui sera suivi, aujourd'hui, de la réunion ministérielle proprement dite. Le baril de pétrole a frôlé la barre des 140 dollars la semaine dernière. L'inflation qui en résulte menace la reprise d'une économie mondiale qui n'est toujours pas complètement remise du cataclysme financier lié aux crédits immobiliers à risques éricains "subprime". "Les marchés financiers américains sont en train de retrouver la stabilité, mais nous sommes encore loin de pouvoir baisser la garde", a estimé le ministre des Finances japonais, Fukushiro Nukaga.
"On a de bonnes raisons de penser que la plus grosse partie de la crise financière est derrière nous, mais il est trop tôt pour le dire", a lui aussi déclaré le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, également invité à la réunion ministérielle du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon, Russie).

M. Strauss-Kahn a dit s'attendre à "une croissance molle pendant plusieurs trimestres successifs" dans les pays industrialisés, ajoutant qu'il n'y aurait "de redémarrage véritable qu'en 2009". La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a souhaité que le G8 recherche les causes de "la volatilité erratique" des cours du pétrole, déplorant l'absence d'explication claire au phénomène.
"On est en besoin d'informations tangibles sur les réserves, les stocks, le fonctionnement des marchés, les capacités de production et de raffinage", a affirmé Mme Lagarde, plaidant pour que le FMI enquête à ce sujet. Le G8 a sommé à plusieurs reprises ces derniers mois l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'augmenter sa production pour faire baisser les cours. Mais le président en exercice du cartel, le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil, a exclu jeudi cette possibilité en affirmant que les "fondamentaux du marché n'influaient pas à l'heure actuelle sur les prix".

L'Opep affirme que la principale cause de la flambée des cours est la spéculation, ce que nient les Etats-Unis qui accusent exclusivement le manque de production. Cette dernière opinion ne fait toutefois pas l'unanimité au G8.
"La poule qui chante est celle qui a pondu l'?uf", a philosophé le ministre des Finances italien Giulio Tremonti, reprenant un proverbe de son pays. Il sous-entendait par là que les marchés américains sont en fait au coeur du problème de spéculation pétrolière dont Washington nie l'importance.
Même si elle ne figure pas au menu officiel du "G8 Finances", la question des taux de change devrait occuper un rôle central dans les discussions.
Les Etats-Unis multiplient actuellement les déclarations en faveur d'un redressement du dollar face aux autres devises.

"La défense du dollar est devenue une question urgente", a estimé le ministre japonais des Services financiers, Yoshimi Watanabe. "J'ai l'impression qu'il y a un lien très étroit entre l'instabilité sur les marchés financiers, le rapport euro-dollar et la hausse des prix du pétrole", a pour sa part déclaré Mme Lagarde. Les responsables du G8 craignent que le redémarrage de l'inflation ces derniers mois ne pousse leurs banques centrales à relever les taux d'intérêt, ce qui risquerait de compromettre encore davantage la croissance.
Tant le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet que son homologue de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke ont musclé ces dernières semaines leur discours anti-inflationniste.
------------------------------------------------------------

Croissance molle à fin 2008


Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a indiqué vendredi que son institution prévoyait "plusieurs trimestres de croissance molle" dans les pays développés avec un "redémarrage seulement en 2009". "Nous prévoyons une croissance molle pendant plusieurs trimestres successifs", a-t-il dit, ajoutant qu'il n'y aurait "de redémarrage véritable qu'en 2009". "Fin 2008-début 2009 aux Etats-Unis, avec un petit décalage pour l'Europe", a-t-il précisé. Il a comparé la situation économique non pas "à un V mais plutôt à un U".

M. Strauss-Kahn a également souligné qu'il y avait "de bonnes chances pour que le plus gros de la crise financière soit derrière nous mais qu'il est trop tôt pour le dire", devant quelques journalistes, en marge du G8-Finances d'Osaka (ouest du Japon). A propos de la Banque centrale européenne (BCE), qui a indiqué qu'elle envisageait une légère hausse de ses taux d'intérêt en juillet, il a simplement commenté que "l'inflation était redevenu un problème important" et qu'il était "légitime que les banques centrales y consacrent toute leur attention".


Auteur: AFP
Site de l'auteur: lematin.ma
Publié le: June 14, 2008



Comments




   Un géant s'en va
   Pour Becker, Nadal est le nouveau roi du tennis
   Les autorités serbes mettent fin à la longue cavale de Radovan Karadzic
   S.M. le Roi lance le programme de résorption des bidonvilles et de recasement au quartier «Turismo», d'un coût de 75,8
   Sidi Ifni : La vérité sur des incidents téléguidés
   S.A.R. la Princesse Lalla Amina remet les prix aux vainqueurs minimes
   La fameuse trêve est entrée en vigueur


Copyright © 2007 Bmaroc.com Tous droits réservés.